L'heritage de Beemster
Record Mondial
Beemster & Manhattan
Beemster et Manhattan
Quand on évoque Manhattan, des images de gratte-ciel et de rues encombrées nous viennent aussitôt à l’esprit. Bon nombre d’Américains savent que la fondation de la plus grande ville des États-Unis remonte à l’époque des premiers immigrants hollandais, mais ce que la plupart ignorent, c’est que le polder de Beemster est directement responsable de la configuration de leur île.
Manhattan était à l’origine une forêt de chênes, d’érables, de châtaigniers et de conifères habitée par les Amérindiens. Giovanni da Verrazano, explorateur italien, fut le premier « homme blanc », comme les Indiens désignaient alors les premiers explorateurs, à voir Manhattan. Ne pouvant accoster à cause d’un violent orage, da Verrazano rebroussa chemin. Le premier Européen qui accosta sur l’île fut Henry Hudson, en septembre 1609, alors employé à la Compagnie néerlandaise des Indes orientales. En 1610, des échanges commerciaux prospères commencèrent entre les Amérindiens et les Hollandais. Les premiers colons à s’installer sur l’île de Manhattan furent des émigrants hollandais qui débarquèrent en mai 1623. La population croissait et Manhattan devint un poste important de traite de fourrures. Plus tard, les colons achetèrent l’île aux Amérindiens pour la somme légendaire de vingt-quatre dollars. Peter Stuyvesant fut l’un des premiers directeurs généraux de la ville de New York qui s’appelait à l’époque New Amsterdam. On lui doit entre autres la construction du premier hôpital et l’établissement de la première loterie.
Pendant ce temps-là aux Pays-Bas, vers 1612, le polder de Beemster était conquis sur la mer. La couche d’argile qui recouvrait le polder étant devenue plus ferme, on construisit des routes pour que les nouveaux habitants puissent utiliser ces nouvelles terres agricoles. Quand les premiers accès routiers furent créés, on décida que la meilleure façon d’optimiser l’utilisation de la terre et l’accès à chacune d’elle était de configurer un réseau routier en quadrillant le terrain.
Bon nombre des ingénieurs et des travailleurs qui ont drainé puis conçu l’aménagement du polder de Beemster faisaient partie des premiers immigrants de Manhattan. En défrichant la forêt pour agrandir l’espace nécessaire au nombre croissant de résidants, ils ont vu qu’il fallait absolument que le développement de l’île soit fonctionnel. Ils ont examiné de près les plans du polder de Beemster et décidé que c’était la meilleure façon de dessiner les routes dans Manhattan.